Résistance aux antibiotiques : le CHU de Nantes identifie une nouvelle piste grâce à l’étude du microbiote intestinal
06/05/2026
Publiés en février dans la revue scientifique Gut microbes, les résultats de l’étude Arcmi menée par les équipes du CHU de Nantes en collaboration avec l’AP-HP (hôpital Bichat-Claude Bernard) et l’Inserm montrent l’importance de la diversité des gènes de résistance aux antibiotiques présents dans le microbiote intestinal dans la protection contre l’acquisition d’une bactérie résistante. Ces résultats tout à fait nouveaux ouvrent la voie à des traitements personnalisés afin de limiter les dommages collatéraux des antibiotiques.
Exposition aux antibiotiques et antibiorésistance*
L’exposition aux antibiotiques est connue pour accroitre le risque d’acquisition d’une bactérie résistante, augmentant ainsi le risque de développer une infection. L’étude Arcmi réalisée au CHU de Nantes visait à étudier la proportion de patients qui acquiert une bactérie productrice de bêta lactamases à spectre étendu (une enzyme qui rend la bactérie résistante à certains antibiotiques très utilisés pour traiter les infections sévères) après la prise de l’antibiotique Ceftriaxone. Cette étude a mobilisé le service des urgences, le centre de ressources biolo-giques et le laboratoire de bactériologie du CHU de Nantes.