Paris, le 26 mai 2026 – Une nouvelle voie s’ouvre dans le diagnostic
de la maladie d’Alzheimer. Les patients souffrant de troubles cognitifs
objectivés peuvent désormais réaliser un examen sanguin (pTau 217)
fiable pour distinguer s’ils proviennent de la maladie d’Alzheimer ou
d’une autre origine. Il permet d’orienter efficacement les patients
pertinents vers les examens de confirmation invasifs et de désengorger
le parcours diagnostic totalement saturé de cette pathologie qui
constitue un enjeu de santé publique de plus en plus prégnant.
En France, on estime à 1 million le nombre de personnes atteintes de
cette maladie neurodégénérative, avec environ 225 000 nouveaux cas
chaque année. Pourtant, 1 malade sur 2 (53%) reste non ou mal
diagnostiqué alors qu’un diagnostic précoce, dès les premiers stades
évolutifs de la maladie d’Alzheimer, est clé pour accéder à un parcours
de soin permettant de ralentir ses effets.
« Chaque diagnostic posé plus tôt, c’est un parcours de soins mieux
accompagné, un patient mieux orienté et des décisions médicales plus
éclairées. Notre engagement est de mettre la biologie médicale au
service de l’ambition d’aider les médecins à détecter plus précocement
les patients Alzheimer. » Aurélie Driss Corbin, Directrice Générale du
laboratoire Cerba Spécialités.
Un parcours diagnostique robuste mais encore difficile d’accès
Le diagnostic actuel de la maladie d’Alzheimer repose sur plusieurs
étapes : une détection des premiers signes par le médecin, des bilans
sanguins de routine et des examens neuro-cognitifs réalisés par des
spécialistes (neurologues, gériatres et neuropsychologues), associés à
une IRM. En cas de doute diagnostic, un examen complémentaire est
nécessaire. Il se traduit dans la plupart des cas par une ponction
lombaire (analyse du liquide céphalo-rachidien), un examen exploratoire
lourd et invasif réalisé par un médecin spécialiste.
Ce parcours, bien que robuste, se heurte à des délais de prise en charge
considérables pouvant conduire à une errance médicale. Les
consultations pour les examens neuro-cognitifs en centres mémoire
affichent des temps d’attente de 3 mois à 1 an selon les régions. Cette
situation devrait s'aggraver avec le vieillissement de la population :
le nombre de personnes de plus de 85 ans doublera d'ici 2050 pour
atteindre 5 millions.
Le pTau217, un biomarqueur sanguin spécifique du processus Alzheimer, clé pour un test d’orientation diagnostic efficace
Dans ce contexte, le biomarqueur sanguin pTau217 constitue une avancée
majeure en permettant de cibler, avec une simple prise de sang, les
patients devant bénéficier d’examens de confirmation du diagnostic.
Le pTau217 est le biomarqueur sanguin le plus performant actuellement disponible.
Il présente une précision discriminative supérieure au pTau181 (AUC
~0,90–0,96 pour le pTau217 vs ~0,75–0,90 pour le pT181). De plus,
l’augmentation de ses concentrations plasmatiques présente une amplitude
plus marquée que celle de pT181 chez les individus atteints de la
maladie d'Alzheimer comparés à des sujets sains. Enfin, le pTau217
prouve une meilleure corrélation avec, à la fois la charge amyloïde
objectivée par le PET-Scan et les biomarqueurs du liquide
céphalo-rachidien.
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