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Enrichir les connaissances sur des pathogènes méconnus

France

05/11/2026

Le Dr Joe McKellar, dont le post-doctorat a été financé par l'ANRS MIE dans le cadre du Programme Start, revient sur sa contribution à l'amélioration des connaissances des deltavirus.

Le 6 mars 2026, une équipe de chercheuses et chercheurs menée par l’Institut de génétique moléculaire de Montpellier (IGMM), institut de recherche du CNRS et de l’Université de Montpellier, ont publié une étude inédite dans la revue Cell. Inédite par son sujet : les deltavirus, des virus microscopiques au fonctionnement particulièrement méconnu.

Cette famille de virus, dans laquelle se situe le virus de l’hépatite D (utilisant le virus de l’hépatite B comme « helper »), emprunte les protéines de surface d’autres virus pour infecter des cellules. Cette nouvelle étude montre que ces deltavirus font bien plus. « Quand j’ai rejoint le laboratoire du Dr Karim Majzoub à l’IGMM, des deltavirus ressemblant fortement à celui de l’hépatite D venaient d’être découverts chez certains serpents ou rongeurs », se remémore le Dr Joe McKellar, premier auteur de l’étude. Le jeune chercheur et ses collègues ont souhaité investiguer le type des protéines qu’ils emploient et si celui-ci concerne des familles virales spécifiques ou non.  Docteur en virologie avec une spécialité en microscopie, Joe McKellar a focalisé son travail sur l’observation en microscopie des particules virales après la surinfection de cellules répliquant les deltavirus avec des particules virales « helpers » (du virus de la stomatite vésiculaire, pathogène touchant le bétail, ou du virus de l’herpès simplex de type 1) in vitro en laboratoire de confinement de niveau 3.

Avec ses collègues, il a eu à développer des techniques de séparation de virus pour examiner l’identité des différentes types de particules, ce qui a nécessité un certain temps d’optimisation. « Avec l’aide d’Aurélien Fouillen de l’Institut de génomique fonctionnelle (Université de Montpellier, CNRS, Inserm), nous avons pu imager les différents types de particules par microscopie électronique. » Résultat : non seulement un même deltavirus peut s’aider de plusieurs virus différents, y compris touchant l’humain, mais il ne s’emploie pas qu’à « emprunter » leurs protéines de surface, il peut également s’introduire dans ces virus sous forme d’hybrides. Une découverte qui, pour Joe McKellar, « ouvre le champ des possibles ». Prochaine étape : comprendre comment ces deltavirus parviennent à s’introduire dans autant de virus différents.

Communiqué de presse en ligne

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