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Immunothérapie intratumorale : mobiliser l’immunité contre le cancer en évitant les toxicités contre l’organisme

Diag&Santé

05/07/2026

Publiée dans la revue Nature, l’étude NIVIPIT, promue par Gustave Roussy et menée par des chercheurs et chercheuses de l’Inserm et de l’université Paris-Saclay, montre le bénéfice, autant sur le plan de l’efficacité que de la sûreté, de l’administration intratumorale d’un traitement d’immunothérapie habituellement utilisé en intraveineux. Cette approche réalisée par radiologie interventionnelle, dans laquelle Gustave Roussy est un acteur de premier plan, consiste à administrer directement dans la tumeur des patients le traitement, afin d’augmenter son efficacité tout en limitant les effets secondaires.

Les traitements par immunothérapie ont révolutionné la prise en charge des cancers au cours de la dernière décennie. Les anticorps immunomodulateurs ipilimumab (anti-CTLA4) et nivolumab (anti-PD1) appartiennent à la classe des bloqueurs de points de contrôle (« checkpoints ») des lymphocytes T. Ils visent à éduquer le système immunitaire du patient pour qu’il s’attaque plus efficacement à son cancer. Dans le cas des mélanomes métastatiques, un cancer de la peau au pronostic auparavant défavorable, les progrès de la recherche ont permis aujourd’hui d’atteindre un taux de survie à dix ans de 52 %.

Néanmoins, l’administration intraveineuse de ces deux immunothérapies s’accompagne d’effets indésirables sévères chez environ 60 % des patients. Certains de ces effets peuvent être irréversibles, voire conduire au décès dans de rares cas, ce qui limite l’utilisation de cette combinaison à environ un patient sur deux en pratique courante, malgré ses bénéfices en termes d’efficacité.

Communiqué de presse en ligne

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