Une étude française perce le mécanisme d’action d’un médicament innovant chez des patients atteints d’un cancer du poumon au stade avancé
04/28/2026
L’étude française ICARUS-LUNG01, publiée le 17 avril dans la revue Cancer Cell par des médecins-chercheurs de l’Inserm, l’Université Paris-Saclay et Gustave Roussy, apporte des éléments de réponse sur la manière dont un nouvel anticorps conjugué (ADC), nouvelle génération de médicaments capables de délivrer une substance toxique directement au cœur des cellules cancéreuses, agit sur les tumeurs pulmonaires. Menée auprès de 100 patients en situation d’échec thérapeutique, elle montre non seulement une efficacité encourageante mais identifie aussi des pistes biologiques permettant de prédire quels patients sont les plus susceptibles de répondre au traitement.
Le cancer du poumon demeure l’une des principales causes de mortalité par cancer dans le monde. Dans la grande majorité des cas, il s’agit d’un cancer du poumon non à petites cellules (CPNPC), qui représente environ 85 % des diagnostics. Malgré les avancées considérables de ces dernières années (immunothérapie et thérapies ciblées) de nombreux patients demeurent en impasse thérapeutique. Après échec des traitements standards, les options disponibles restent peu nombreuses et d’efficacité limitée.